Bonjour à tous !
Pour le simple plaisir de partager, je vous emmène dans l'univers du théâtre amateur avec la petite troupe de Normandie 😉. Hélas en 2025 l'aventure pour moi c'est terminée ...
Hello everyone !
For the simple pleasure of sharing , I'm taking you into the world of amateur theater with the small Normandy troupe 😉.
Unfortunately, in 2025 the adventure will end for me...
BEN OUI VOUS CHERS LECTEURS , LECTRICES ! C'EST BIEN A V😀US QUE JE M'ADRESSE !
ASSEYEZ VOUS DONC CONFORTABLEMENT !
POURQUOI ?
ET BIEN PARDI ! VLA LA SUITE D'UN HOMME PRESSE ,
ET BIEN SUR LA VIDEO AVEC LA PETITE TR😂UPE !
C'EST QUAND MEME MIEUX N 'EST CE PAS ! 😉
Résumé
Dardard est un jeune homme pressé. Il n’hésite pas à réveiller Pontbichet à 2 heures du matin pour lui demander la main de sa fille. Il vient de la voir au spectacle, il a suivi son fiacre, il est décidé, il veut l’épouser. Pontbichet, tout d’abord ahuri, puis hostile, et enfin menaçant, va pourtant finir par se laisser subjuguer par l’énergie, l’assurance, le génie commercial déployé par l'intrus. L'exposé de Dardard, expliquant comment il va s'y prendre pour expédier en Angleterre 40 000 paires de gants, sans en payer les droits de douane et le port, l'a véritablement ébloui : il accepte la demande en mariage. C'était oublier qu'il avait déjà promis la main de sa fille à Collardeau, une espèce de benêt placide, qui loge là. La situation se complique encore quand Dardard s'aperçoit que Mlle Pontbichet est un vrai laideron (il s'est trompé de fiacre), et que Collardeau s'est permis quelques libertés avec elle en tant que fiancé officiel. Et Dardard a déjà remis, à titre de garantie de sa détermination, un reçu de la dot sans l'avoir encore touchée ! Heureusement, c'est un vaudeville (Labiche nous le rappelle dans les dialogues), et l'intrigue ne peut se dénouer que favorablement.
Ma petite touche d'humour 👇
Ma petite touche d'humour 👇
Ma petite touche d'humour 👇
MINI VIDE😀
J'espère qu'encore une fois vous avez passé un bon moment avec la petite troupe 😉
BIRGIT VOUS DIT A BIENTOT
EVIDEMMENT
SI VOUS LE V😄ULEZ BIEN !
A SUIVRE : ET BEN ALL😊NS DONC TOUJOURS ENC😉RE UN PEU PLUS EN ARRIERE " 7 " CHAT EN POCHE
Désolée mais impossible de récupérer les premières images de la vidé😊 , donc pour ne pas manquer le début voici juste les premières lignes du texte et de la didascalie ainsi que quelques photos !
B😉nne lecture !
PS : la suite en vidéo est sur la prochaine page !
JUSTE UN PETIT RAPPEL 😉
Une didascalie est une simple indication donnée par l'auteur au metteur en scène et aux comédiens.
Les phrases de didascalies concernent la représentation ( façon de jouer, attitude, voix ,décor, vêtements, accessoires ... )
VAUDEVILLE EN UN ACTE
Représenté pour la première fois, à Paris, sur le théâtre de la Montansier (Palais-Royal), le 4 mars 1848.
La scène se passe à Paris, chez Pontbichet.
Scène première
Le théâtre représente une chambre à coucher. — Au fond, au milieu, un lit avec des rideaux. À côté, une table de nuit. À droite et à gauche du lit, portes, celle de droite conduisant à l’extérieur. — À gauche, premier plan, une porte ; deuxième plan, une croisée. — À droite, premier plan, autre porte ; deuxième plan, une table avec ce qu’il faut pour écrire. — Chaises, fauteuils, etc.
Pontbichet ; puis Dardard
Au lever du rideau, la scène est obscure, Pontbichet est couché, il ronfle.
Dardard, en dehors, sonnant avec force.
Monsieur !… monsieur ! Pontbichet, se réveillant.
Hein ?… il me semble qu’on a agité ma sonnette ?…
Dardard.
Ouvrez ! ouvrez ! ouvrez…
Pontbichet.
Qui va là ?
Dardard.
Moi !… un jeune homme pressé… Je bous, je brûle, je flambe !
Pontbichet, descendant de son lit et passant un pantalon après avoir allumé une bougie à sa veilleuse.
Ah ! mon Dieu !… est-ce que le feu serait à la maison ?
Dardard.
Dépêchez-vous donc !
Pontbichet.
Que diable ! donnez-moi le temps de passer un pantalon. (À part.) Ces pompiers sont d’une impatience !…
Dardard.
Je vous attends.
Il sonne de nouveau et sans discontinuer.
Pontbichet.
Un instant donc !
Dardard.
C’est pour vous empêcher de vous rendormir.
Pontbichet, allant ouvrir.
Voilà, pompier, voilà !… mais, si c’est pour faire la chaîne… je suis enrhumé. (Apercevant Dardard.) Un inconnu !… sans casque ! Monsieur, que voulez-vous ?
Dardard.
Monsieur, je voudrais causer avec vous.
Pontbichet.
Causer ! ah çà ! quelle heure est-il ?
Dardard.
Deux heures du matin… Mais ça ne fait rien… je n’y tiens plus ! je n’y tiens plus !
Pontbichet, à part, effrayé.
Deux heures… j’ai peut-être eu tort d’ouvrir ma porte…
Dardard.
Monsieur, je suis un jeune homme pressé : dites-moi tout de suite si c’est vous ?
Pontbichet.
Moi, quoi ?
Dardard.
Le père… ou non ?
Pontbichet.
Ah çà ! si c’est pour jouer à ce jeu-là…
Dardard.
Etiez-vous, oui ou non, ce soir au théâtre de M. Dormeuil ?
Pontbichet.
Oui, en famille… Mais je ne vois pas…
Dardard.
Occupiez-vous le numéro 13, second rang, première galerie, côté gauche ?… dites-moi si vous étiez bien ?
Pontbichet.
Oh ! extrêmement bien…
Dardard.
Enfin, n’y avait-il pas près de vous une jeune fille… avec des yeux ! un nez ! une bouche !…
Pontbichet.
En effet… ma fille Cornélie… Après ?
Dardard, ôtant son paletot.
Ca suffit. (Il paraît en habit noir, gants blancs, costume de prétendu.) Monsieur, je suis un jeune homme pressé, Ernest Dardard-Lacassagne, de Dumirac, près de Bordeaux ; et j’ai l’honneur de vous demander la main de mademoiselle Cornélie, votre fille.
Pontbichet.
Ah çà ! monsieur, vous flanquez-vous de moi ? Comment ? vous venez à deux heures du matin violer mon sanctuaire… et me conter vos polissonneries !…
Dardard.
Il me semble que ma démarche…
Pontbichet.
Sortez !
Dardard.
Par exemple !
Pontbichet.
Monsieur, je vous préviens que ma table de nuit contient deux objets !…
Dardard, l’arrêtant publiquement.
Chut ! on ne nomme pas ces choses-là !
Pontbichet, continuant.
Une paire de pistolets pour les malfaiteurs, et un verre d’eau sucrée pour moi quand je tousse.
Dardard.
En vérité ! eh bien ?
Air : Vaudeville de la Famille de l’apothicaire
Moi, je blâme cet imbroglio. Des pistolets, de l’eau sucrée On croirait pour un quiproquo La chose à dessein préparée. Voyez d’ici l’affreuse erreur…
Vous pourriez, prenant l’un pour l’autre, Sucrer… la cervelle au voleur, Et percer un trou dans la vôtre.
Pontbichet.
Ah çà ! monsieur, vous faites de l’esprit… moi, j’ai envie de dormir.
Dardard.
Recouchez-vous.
Pontbichet.
Quand vous serez parti.
Dardard.
Moi ! partir sans l’avoir vue, sans avoir revu Cornélie ?…
Pontbichet.
C’est ça, je vais la faire habiller pour vous.
Dardard.
Ah ! je ne demande ça !
Pontbichet.
C’est heureux.
Dardard.
Qu’elle vienne comme elle est… ce n’est pas sa robe que j’aime… ce n’est pas sa robe que j’épouse…
Pontbichet.
Mais, monsieur…
Dardard.
Ah ! vous ne me connaissez pas ; je suis de Bordeaux, monsieur !… j’ai la tête chaude !…
Pontbichet.
Qu’est-ce que ça me fait ?
Dardard.
Et, à Bordeaux, quand on aime, quand on distingue une jeune fille au spectacle, on ne s’informe ni de son rang, ni de son nom, ni de son sexe…
Pontbichet.
Mais, monsieur…
Dardard, s’animant.
On la suit. Si elle monte dans un fiacre, on galope, on traverse les ponts, on rejoint le sapin, on grimpe derrière…
Pontbichet.
Mais, monsieur…
Dardard, de même - On reçoit un coup de fouet, v’lan ! ça ne fait rien… on tombe, on se relève, on arrive chez le père…
Pontbichet.
Mais, monsieur…
Dardard, continuant.
Un gros qui dort ; on lui dit : "Réveillez-vous, habillez-vous, mariez-nous ! "
Pontbichet.
Est-ce que vous êtes tous comme ça à Bordeaux ?
Dardard.
Tous !
Pontbichet.
Eh bien, à Paris, c’est différent ; quand on nous réveille… nous prenons un bâton, bien rond, que nous cassons, sans façon, sur le Gascon.
Dardard.
Tiens, nous jouons au corbillon ! qu’y met-on ?
Pontbichet.
Terminons…
Dardard.
Ah !… le mot est bon.
Pontbichet.
Vous désirez voir ma fille ?
Dardard.
Oui.
Pontbichet.
Eh bien, vous ne la verrez pas…
Dardard.
Très bien !
Pontbichet.
Vous demandez à l’épouser ?
Dardard.
Oui.
Pontbichet.
Eh bien, vous ne l’épouserez pas.
Dardard.
Très bien !
Pontbichet.
Maintenant, mon petit ami, je vais vous mettre à la porte.
Dardard.
Non.
Pontbichet.
Savez-vous que je suis plus gros que vous… et par conséquent plus…
Dardard.
Gras ?
Pontbichet.
Non, plus fort.
Dardard.
En entrant, j’ai fermé votre porte à double tour, et j’ai mis la clef dans ma poche… la voici !
Pontbichet.
Eh bien ?
Dardard.
Pour rester, il ne tiendrait qu’à moi de la lancer par la fenêtre !
Pontbichet.
Oui, mais je vous ferais prendre le même chemin.
Dardard.
Non.
Pontbichet.
Pourquoi ?
Dardard.
Parce que, casser un Gascon, c’est très cher, c’est un grand luxe !… Ca se paye double.
Pontbichet, à part.
Il a raison.
Dardard.
Tenez, je suis bon diable, je sors de bonne volonté !… mais pour revenir… Dites donc, je vais toujours acheter la corbeille !
Pontbichet.
La corbeille ?
Dardard.
Oh ! soyez donc tranquille ! je ferai bien les choses.
Pontbichet.
C’est trop fort !…
Dardard.
Au revoir… beau-père !
Ensemble
Air : Etrange aventure, ou Scélérat atroce (Existence décolorée)
Pontbichet
Etrange aventure
C’est une gageure.
Voyez sa figure,
Voyez sa tournure,
Pour oser ainsi
Porter ici
Sa mine d’amoureux transi !
Sais-tu, gredin,
Que je puis t’assommer soudain ?
Dardard
Charmante aventure ! Grâce à la nature, Avec ma figure, Avec ma tournure, Je puis, sans souci, Sortir d’ici, Je suis certain De plaire à ta fille demain.
Dardard sort par la porte du fond à droite, après avoir remis la clef dans la serrure.
Scène II
Pontbichet, seul
A-t-on jamais vu un Gascon pareil ? C’est qu’il a un aplomb ! Pour plus de sûreté, je vais fermer ma porte. (Il la ferme.) Colardeau doit être revenu du bal masqué… Il arrive de Loches, et, avant de se marier, il a désiré connaître les danses du grand monde… Je l’ai confié à mon coiffeur… ils sont allés à l’Ambigu-Comique. Et cet autre qui me demande ma fille !… elle est pour Colardeau, ma fille… un bon jeune homme blond, plein de respect, de déférence pour moi… Au moins, lui, quand je parle, il m’écoute, et, quand je ne parle pas, il m’écoute encore. (Riant.) Et puis, ce diable de Colardeau, il rit de tout ce que je dis… ça me donne de l’esprit… (Au public.) Enfin, l’autre jour, c’était pourtant pas bien drôle, je luis dis : "Colardeau, je vais à l’enterrement…" Pouf ! le voilà qui pouffe !…
Il est gai, ce Colardeau ! Entre nous, je le crois très bien avec ma fille, sa cousine ; ils ont fait connaissance à Loches, il y a deux ans, et, entre cousins… Malheureusement, Colardeau n’a pour toute fortune qu’un oncle qui a, dit-on, le cou très court… c’est quelque chose. En attendant… je lui achèterai un petit fonds de n’importe quoi, avec la dot de ma fille. Ah dame ! je ne suis pas riche, moi ! Je fabrique des gants à vingt-neuf sous, sans coutures… C’est la vérité ! je néglige totalement la couture. Ah çà, il est deux heures un quart… cet animal m’a réveillé… qu’est-ce que je vais faire ? Tiens ! si je réveillais à mon tour Colardeau ! il me tiendrait compagnie… c’est son état. (Il frappe à la porte de droite, premier plan.) Ohé ! Colardeau, ohé !
Scène III
Pontbichet, Colardeau
Colardeau, dans la coulisse.
Hein ?… je dors !
Pontbichet.
C’est égal, lève-toi.
Colardeau, de même.
C’est vous, monsieur Pontbichet ?
Pontbichet.
Oui, dépêche-toi.
La porte s’entrouvre, et la tête de Colardeau paraît coiffée d’un bonnet de coton.
Colardeau.
Vous êtes incommodé, beau-père ?
Pontbichet.
Non, Colardeau, je m’ennuie…
Colardeau, riant très fort.
Ah ! ah ! ah !
Pontbichet, à lui-même.
J’ai encore dit quelque chose de drôle. (À Colardeau, qui rit toujours.) C’est bien… Je t’ai réveillé pour que tu me tinsses compagnie.
Colardeau.
Compagnie ? tout de suite ?
Pontbichet.
Parbleu ! ce n’est pas la semaine prochaine.
Colardeau, riant.
Ah ! ah ! ah ! (S’arrêtant tout à coup.) Cristi ! que j’ai envie de dormir.
Pontbichet.
Voyons, quand tu resteras là… Entre.
Colardeau.
C’est que je vais vous dire… je ne suis pas vêtu… Je suis en bannière.
Pontbichet - Habille-toi
Colardeau.
C’est que je vais vous dire… je n’ai pas mes habits, ils sont restés chez le costumier.
Pontbichet.
Eh bien, mets ton costume.
Colardeau.
Oui, monsieur Pontbichet. (À part.) Cristi ! que j’ai envie de dormir !
MA MINI VIDEO 👇😂
YOUPI !
APRES CE PETIT IMPREVU , NOUS ALLONS POUVOIR REPRENDRE COMME D'HABITUDE AVEC LES VIDEOS DE LA PETITE TROUPE !